30 secondes, 3.5 millions de dollars et 117 millions de téléspectateurs

Ce ne serait pas le Super Bowl sans David Beckham en sous-vêtement” postait ce dimanche Mark Joyelia, alias standupkid, sur Twitter. L’événement le plus regardé de la télévision américaine est en effet connu autant pour ses enjeux sportifs que pour ses intermèdes publicitaires plus ou moins suggestifs. Alors que 30 secondes d’antenne coûtent environ 3,5 millions de dollars pour les entreprises qui peuvent se les offrir et que les observateurs pronostiquent 117 millions de téléspectateurs, quelle est la recette d’une « Super Bowl Commercial » réussie ?

Jouer la carte des célébrités

Elton John en talon haut, Clint Eastwood ou encore Amy Sedaris, la liste est longue et Madonna, qui animait la mi-temps, n’était certainement pas la seule célébrité de la soirée. Une grande partie des publicités ont ainsi misé sur des valeurs sûres, des personnalités connues des téléspectateurs prêtes à leur vendre du Pepsi, des téléphones ou de la lessive. Les grandes marques ont ainsi sorti les gros moyens pour ne pas passer inaperçues à l’occasion de l’un des plus grands événements publicitaires de l’année.

La fin du monde vend des voitures

La stratégie de Chevrolet ? Faire rire ou du moins sourire en insinuant que seuls les conducteurs de Chevrolet survivront à l’apocalypse. Les immeubles réduits en miettes, les décombres, la pluie de grenouilles, tout y est. Si la publicité est bien montée, on peut regretter la légère note sexiste qui l’accompagne : seuls des hommes conduisent des Chevrolet, seuls des hommes survivent à la fin du monde.

Des enfants et des chiens

La formule gagnante de Super Bowl 2012 semble simple : des enfants et des chiens avant tout. C’est la stratégie que semblent avoir adopté le géant automobile BMW ou la compagnie financière E*Trade qui dresse le tableau d’un père et son bambin parlant crédit. Parmi les adeptes de la publicité familiale on compte aussi la marque de chaussure Skechers ou la bière Bud Light dont les cartes maîtresses sont des chiens hors du commun qui portent des chaussures ou apportent de la bière à leur maître.

« Sex sells », comme on dit

Le grand classique du Super Bowl : de la nudité suggérée – des enfants sont tout de même devant leur poste de télévision. Pour cela H&M n’hésite pas à sortir le grand jeu avec des plans au ralenti d’un David Beckham en noir et blanc vêtu de simples sous-vêtements. Pour le public masculin, Adriana Lima enfile des bas pour le floriste Teleflora dans une publicité spéciale « Saint Valentin ».

Les publicités qui font la controverse

Certaines publicités ont cependant fait plus parler d’elles que d’autres. C’est notamment le cas de la publicité de la multinationale Chrysler, jugée par certains trop politique ou pro-Obama. Diffusée à la mi-temps, la publicité de deux minutes mettait en scène Clint Eastwood faisant l’éloge de l’Amérique qui se rassemble pour surmonter les difficultés avant de conclure : « It’s half time America », autrement dit c’est la mi-temps dans un pays en pleine tourmente économique. La campagne publicitaire intitulée « Imported From Detroit » semble en effet résonner avec la mise en avant par Obama du retour en force de l’industrie automobile américaine, dont Détroit est la ville-symbole, comme argument de campagne dans la course pour sa réélection en 2012.

La leçon à tirer de ces dizaines de publicités diffusées lors de ces presque quatre heures de match ? Jouer famille, jouer familier tout en restant dans le commercial à tout prix.

30 secondes, 3.5 millions de dollars et 117 millions de téléspectateurs

Pour citer cet article : http://bullesdesavoir.com/2012/02/07/30-secondes-3-5-millions-de-dollars-et-117-millions-de-telespectateurs/ © Bulles de Savoir

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