La démocratie contre le fait religieux ?

Le candidat François Hollande au cours de son discours du Bourget a mis en exergue dans une envolée lyrique malheureuse, une hiérarchie prétendue entre démocratie et religion. A l’entendre, la démocratie est l’absolu de tout face à la litanie des maux de la société postmoderne. L’argent, les traders et la finance sont associés dans un même élan au fait religieux, contre lesquels la démocratie vent debout est seule à résister. Loin de moi l’idée de faire le procès de ce candidat auquel il serait malvenu de prêter quelques velléités laïcardes guerrières. Cependant au-delà des slogans publicitaires martelés par les « Spin doctors » qui manient les concepts et les idéologies au gré des meetings, il est important parfois de s’interroger précisément sur le sens des mots.

Fondamentalement la question est la suivante : démocratie et religion sont-elles compatibles ? L’absolu de l’un est-il opposable au relativisme de l’autre ?

D’un point de vue conceptuel, la démocratie est un mode d’administration de la chose publique qui repose sur le système de l’élection, laquelle confère dans l’optique représentative, la légitimité à quelques uns de décider pour l’ensemble. C’est ainsi que la démocratie est l’un des trois régimes définis dans l’approche aristotélicienne. La religion est avant toute chose une institution, un intermédiaire, ayant vocation à relier (religare en latin) l’humanité à une ou plusieurs divinités. La légitimité de l’un repose sur un système de majorité arithmétique départageant ce qui est juste et ce qui ne l’est pas. Dans l’optique du fait religieux, un système de règles transcendantes s’impose de manière volontaire et immanente au sujet. Le fait religieux et le comportement qu’il implique de la part de l’homme situé, ne peut se comprendre qu’au travers de ce que la théologie chrétienne appelle l’eschatologie (la question de la fin des temps) et son économie du salut. En d’autres termes, le comportement du croyant est mû avant tout par un arbitrage intertemporel entre l’agir du présent et ses conséquences dans le plan de Dieu et de son salut. Cet arbitrage est fondamental pour comprendre la rationalité propre au croyant qui doit systématiquement mettre en balance des actes incarnés dans l’humanité et le présent à l’aune de règles supérieures qui le dépassent. Chaque système religieux a pour sa part répondu à la question des conflits éventuels entre norme religieuse et norme juridique de la cité.

Dans l’Antiquité romaine, la Lex était le résultat subtil de la volonté du Populus exprimé dans les institutions de la Cité Romaine et de la bénédiction donnée par les Dieux exprimée au travers des Augures. Dans cette perspective, la Loi ne pouvait être que le fruit d’un large consensus et d’une unité entre la Vox Populi et la Vox Deorum. Le Christianisme au contraire va imposer une théologie de séparation des deux sphères qui prend racine dans la parole de Jésus Christ « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22 ; 21). Pour autant le pouvoir temporel, bien que conceptuellement séparé, va se voir légitimé par le pouvoir spirituel lequel dispose de la faculté de « faire ou de défaire » le Prince. Le chef n’est donc plus le mandataire du peuple romain mais le mandataire de Dieu auquel il aura des comptes à rendre de sa gestion des affaires publiques. Dans le système monarchique, l’autolimitation du monarque réside de manière intrinsèque dans le pouvoir religieux qui fonde sa légitimité et qui implique alors une obligation morale envers le Peuple dont le Prince est le représentant.

Ce système subtil qui contraint par un double assujettissement le Monarque à la loi Divine et à la Loi Fondamentale du Royaume, est évidemment remis en cause par le postulat démocratique.

C’est ainsi que la France a fait le choix tout au long du XIXe siècle de la mise en place du principe de laïcité sous sa forme la plus absolue : la séparation du spirituel et du temporel de manière radicale. Le Concordat de 1801 avait déjà sérieusement remis en cause la pratique des affaires publiques en la matière. En effet les Ministres du Culte bien que fonctionnaires, étaient inféodés à la loi de l’État, si bien que celui-ci s’octroyait le privilège de nommer ses plus hauts représentants avec l’aval du Saint Siège pour le Culte Catholique. Dans cette entreprise incarnée dans un contexte de sécularisation moderne, l’État s’est imposé face au pouvoir religieux comme un garant de l’unité nationale. Le fait religieux est alors un problème pour l’unité dans une époque marquée par un Catholicisme intransigeant et nostalgique de l’Ancien Régime et un conflit multiséculaire avec la Religion Réformée latent dans les esprits. La loi de l’État s’est alors imposée comme un facteur d’unité nationale qui confine le religieux dans un espace encadré et enserré.

La loi de 1905 ne va pas fondamentalement bouleverser le rapport de l’État aux cultes. Depuis 1801, l’État français sous l’empire du Concordat ne dispose plus de « religion d’État » mais reconnaît à l’Église catholique le statut de religion de la majorité des français. Il y a donc une déconnexion entre l’État français et un Culte défini. Le statut privilégié reconnu à ce dernier n’est alors que le résultat d’un calcul arithmétique qui la place numériquement en situation de faveur.

A partir de 1905 l’État français ne « reconnaît et ne salarie aucun culte ». Pour autant dans la pratique, bien qu’ayant connu des débuts tumultueux avec l’Église catholique, l’État va renouer le dialogue avec les cultes en leur accordant une place de plus en plus privilégiée. La réconciliation de l’Église catholique avec la République Française au sortir de la Grande Guerre sera marquée par la création des Associations diocésaines et l’entretien des biens affectés au culte catholique. Depuis lors, le clergé s’est plutôt bien accommodé avec la laïcité « à la française », profitant de la liberté d’expression recouvrée en 1905 qu’il avait alors abandonné en 1801 avec le Concordat. A partir de cette période les Cultes vont être considérés à l’identique des associations de droit privé et vont pouvoir s’exprimer au même titre, bénéficiant même de largesses en matière de liberté de réunion.

Dans ces conditions, la démocratie s’est-elle mal accordée du fait religieux ?

Nous pourrions être tentés de répondre par l’affirmative. L’avènement de la démocratie en France s’est faite souvent en dépit des critiques formulées par l’Église Catholique qui s’était opposée à la Révolution Française. Ce fut alors au prix d’un Concordat de 1801 extrêmement sévère à l’égard des religions que la paix religieuse avait pu se faire au XIXe siècle.

Pour autant il serait dangereux de vouloir opposer démocratie et religion. D’abord la religion, nous l’avons dit, ne procède pas du même ordre normatif. Elle se situe dans une perspective supra-naturelle qui lui impose une vue d’ensemble sur l’agir humain. La démocratie est fondamentalement contingente et soumise à la loi de la majorité arithmétique. Il y a d’un côté un ordre absolu auquel répond un ordre relatif.

L’un peut-il alors ignorer l’autre ? Là encore il apparaît comme dangereux de vouloir pratiquer une hiérarchie entre ces deux ordres. Fondamentalement le fait religieux relève d’un assujettissement en principe volontaire de l’individu à un ordre transcendant. C’est d’ailleurs la principale différence entre droit et religion, sauf à confondre les deux. La démocratie vise à fonder le vivre-ensemble à partir d’individualités antagonistes. Le principe majoritaire permet d’assurer le consensus minimal dans la société.

Pour autant la démocratie est-elle un absolu ? On peut et on doit légitimement s’interroger sur cette question. La démocratie demeure certes le « pire des régimes à l’exception de tous les autres » comme le disait Churchill. Néanmoins il ne faut pas oublier que le principe majoritaire soumet l’action publique à l’opinion et à sa volatilité. Il ne faut pas oublier à ce titre que c’est par la démocratie que le plus grand totalitarisme de l’Histoire est arrivé au pouvoir. De la même façon, la majorité a parfois tort et il faut alors compter sur une minorité courageuse pour savoir dire « non ». Les religions ont l’héritage de l’Histoire en guise de sagesse et l’étude des faits de l’homme à l’aune d’un point de vue éternel. En effet les religions ont cette faculté d’étudier le présent à partir de l’héritage historique acquis au fil des siècles, des erreurs et des succès qui ont marqué les hommes de sagesse. C’est ainsi que les religions peuvent parfois se dresser mettre en garde contre les dérives du pouvoir politique y compris lorsqu’il se nomme démocratie. La majorité arithmétique n’ayant pas toujours raison, il importe que des hommes et des femmes au nom de leur foi, s’érigent contre la majorité pour la mettre en garde et la rappeler à un regard humaniste sur son action.

Loin d’être un ennemi, le fait religieux doit être pleinement intégré au débat démocratique pour apporter sa contribution philosophique dans le débat politique. Ses entreprises auprès des plus démunis, son contact privilégié avec les populations exclues, son regard marqué par l’absolu de Dieu sont autant de paroles qui nourrissent l’action publique et le sens du bien commun. Ce bien commun justement, tel qu’il est conçu en Europe, procède dans ses grandes lignes de la Doctrine Sociale de l’Église qui a beaucoup contribué, dès Saint Thomas d’Aquin, à en définir les contours et à inviter les acteurs politiques à s’y référer. Le dialogue entre les Églises chrétiennes notamment doit aider à mieux comprendre le sens de l’engagement au service de tous. Le discours social des Églises peut alors aider le décideur dans sa production du vivre ensemble. Le dialogue avec l’Islam ou le Judaïsme peut également être une clé de compréhension des problématiques internes à notre société, pour comprendre les peurs et les inquiétudes de certaines populations. L’effort du politique doit être alors dans la compréhension, le dialogue et l’écoute : inversement il convient de rejeter tout ostracisme et stigmatisation des cultes.

Enfin la démocratie elle-même a-t-elle quelque chose à apprendre aux cultes ? Fondamentalement la démocratie doit aussi faire preuve d’autorité lorsque les Cultes côtoient l’intégrisme et refusent de participer au vivre ensemble. Napoléon avait déjà compris ce rôle de l’État dans la paix sociale et religieuse qu’il imposa par le Concordat de 1801. De la même façon l’État doit garantir à chacun la liberté pour le citoyen de pratiquer et de vivre sa foi librement. Il doit également le protéger contre les excès du fanatisme en veillant notamment à la prévention des dérives sectaires. L’État doit aussi protéger ceux qui ne croient pas de pouvoir exprimer librement leur désaccord. Le rôle de la démocratie étant de fonder un vivre ensemble, elle doit permettre à la société de composer avec sa diversité religieuse. La possibilité doit ainsi être laissée à chacun de s’exprimer, y compris au risque de se déplaire. Il était alors tout à fait légitime qu’en France puisse se jouer une pièce de Théâtre en dépit des menaces et intimidations d’une minorité intégriste.

C’est ainsi que nous avons voulu exprimer à travers cette réflexion combien les rapports entre l’État et la religion devaient être fondés sur des bases de respect et de dialogue. Loin de l’affrontement multiséculaire entre spirituel et temporel, le choix opéré par la France d’une séparation institutionnelle et d’un dialogue apaisé semble porteur d’une sagesse qui rend aux cultes leur vocation première : témoigner de l’Espérance. Ainsi les religions ne deviennent plus un enjeu de pouvoir ou de collusion étatique mais bien un lieu qui relie l’homme à Dieu ; qui élève l’âme de l’homme en détournant ses yeux du veau d’or du pouvoir. La religion reléguée dans le champ de la chose privée est ainsi habilitée à s’exprimer comme toute organisation non gouvernementale. Elle a alors le droit et le devoir de s’indigner et de protéger les plus faibles. Il convient ainsi de relire le magnifique texte du Pape Pie XI « Mit brennender sorge » (Avec une vive inquiétude), qui dès 1937 mettait en garde contre le glissement de l’Allemagne vers le totalitarisme meurtrier. La démocratie quant à elle doit modérer le religieux pour qu’il participe au vivre ensemble et se garde de tout intégrisme. Elle doit alors se garder de tout triomphalisme et de tout orgueil qui la placerait comme un au delà de tout.

Religion et démocratie ne sont pas du même ordre. Dieu ne peut pas être remplacé par ce qui relève de l’homme au risque d’en renverser l’ordre des choses. La nation, l’État, la démocratie ou même des valeurs ne doivent pas devenir une divinité de substitution faute de quoi, ils deviennent des absolus meurtriers : la nation devient nationalisme, la démocratie devient instrument au service du populisme et les valeurs se transforment en paganisme. Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu : voilà un programme sage et pacifique qui permet à chacun de vivre ensemble sans utiliser le nom de Dieu à dessein politique et la démocratie comme un fait religieux.

La démocratie contre le fait religieux ?

Pour citer cet article : http://bullesdesavoir.com/2012/03/05/la-democratie-contre-le-fait-religieux/ © Bulles de Savoir

Commentaires

  1. C’est bien gentil mais je crois que la démocratie libérale ne pourra jamais tolérer la force de la foi. La religion engage à beaucoup de choses, oblige à défaire certaines évidences de la modernité qu’en tout cas la démocratie française ne peut pas négocier. La tradition hébraïque invite à une certaine résistance à soi et au présent qui n’est plus acceptable. Il ne reste maintenant du christianisme que ce qu’il y a en lui de plus mou et de plus détestable, à savoir ce qui en lui est compatible avec les affects démocratiques et libéraux : « une injonction diffuse à l’humilité, la compassion et l’impuissance ».

  2. On ne cerne pas bien la position de l’auteur, mais ce que je comprend, c’est qu’au fond, vous êtes un catholique libéral. En conséquence, votre méfiance envers la démocratie (libérale, car vous oubliez de le préciser) n’est que de façade, la séparation des ordres (divins et mondains) n’est que le redoublement de votre idéal de la démocratie comme séparation des pouvoirs. En un mot, j’ose répondre clairement à votre question, en évitant les molles synthèses et les dialectiques de terminale à faire pâlir Hegel : la démocratie contre le fait religieux ? Non, la démocratie libérale main dans la main avec le catholicisme libéral, émanation d’une même idéologie de la séparation des pouvoirs. Non, la démocratie libérale main dans la main avec l’oecuménisme religieux que vous appelez de vos voeux (en temps de Révolution on appelait ça le tolérantisme). De mon côté, à la parole toute libérale de Mathieu je préfère celle, radicale, de Paul : « Je détruirai la sagesse des sages, Et j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est le sage? où est le scribe? où est le disputeur de ce siècle? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication. Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens »

    Sinon sur le fond de votre argumentation : « la majorité a parfois tort et il faut alors compter sur une minorité courageuse pour savoir dire « non » ». C’est vous qui dites que la majorité à tort, mais je peux tout autant dire la minorité à tort, votre argument vaut le mien car ce n’est pas un argument valable

    Sur vos jugements historiques : « Néanmoins il ne faut pas oublier que le principe majoritaire soumet l’action publique à l’opinion et à sa volatilité. Il ne faut pas oublier à ce titre que c’est par la démocratie que le plus grand totalitarisme de l’Histoire est arrivé au pouvoir ». Une relation de causalité digne d’un Max Gallo ou d’un Zemmour. Et après tout, n’est-ce pas le Zentrum catholique qui a voté les pleins-pouvoirs (avec tous les autres partis bourgeois-libéraux) à Hitler contre un juteux Concordat ?! C’est sûr que c’est plus simple d’invoquer des abstractions comme « la démocratie » plutôt que de montrer en quoi la réalité est à la fois plus complexe, et plus dérangeante…

    Je reviens sur votre position et votre réponse ambiguë : vous dites la démocratie c’est bien si ça garantie la pluralité, mais en même temps c’est un mauvais régime qui peut mener au totalitarisme (en raison même de cette pluralité). Là est l’ambiguïté et vous ne tranchez pas. Je vais essayer de le faire pour vous (car après tout nul n’est mieux cerné que par son ennemi). Votre ambiguïté consiste dans votre impensé libéral. Or si l’on scrute attentivement dans l’histoire le comportement des libéraux on retrouve une constante, il prône naïvement la démocratie libérale, mais une fois que la populace les menace, ils en appellent à la dictature de droite en espérant maîtriser le monstre qu’ils ont contribué à créer. Et je dis populace car vous dites démocratie, et lorsque vous dites démocratie, vous pensez sans l’admettre à la populace(« la démocratie peut mener au totalitarisme » sous-entendu, la démocratie laisse un rôle politique à une multitude informe, ignare et violente), et vous ne l’admettez pas, vous utilisez cet euphémisme (la démocratie pour ne pas dire la populace) car justement vous êtes un libéral, c’est un à dire quelqu’un qui parle par euphémisme et périphrase, qui ne désigne jamais la réalité dans toute sa rugosité car la réalité est trop violente pour qu’un libéral puisse la regarder en face, qui la camoufle par une fausse dialectique, en gros pour reprendre Saint Paul, vous n’êtes pas le Juif qui attend des miracles mais vous êtes le païen, le Sage, l’Intelligent qui se complaît dans la séparation des ordres, car pour vous tout est déjà à sa place

  3. Remarque annexe.

    Ca me fait penser d’ailleurs que le culte de la légalité, de la tolérance et de la non-violence fin de siècle bien sage qui transpire de cet article est vraiment aux antipodes non seulement de Saint-Paul, mais aussi du Pentateuque (qui reste le plus beau texte de la Bible). Le messianisme c’est quoi ? Simplement l’idée que toutes les lois civiles s’effondrent quand la loi divine s’exprime. Qu’aucun principe politique établi ne vaut face à la violence divine. Que le Verbe qui fait peut tout aussi bien défaire, et que la violence divine (pour reprendre Benjamin) n’est pas créatrice de droit, contrairement à la violence mythique des païens, mais destructrice de droit, elle anéantit toute légalité civile, frappe sans prévenir les privilégiés et les détenteurs de l’autorité politique humaine. Que finalement le culte du respect de la loi, de la tolérance, n’est qu’une manière de ramener Dieu à une représentation socialement et politiquement adéquate – en d’autres termes, une idolâtrie. Du catholicisme d’institution.

    Ces affects là, ce rapport violent et jaloux à la transcendance divine, ce sens abrupt de l’instabilité des sociétés humaines, n’est pas politiquement et socialement adapté au libéralisme. Et du coup, on ne garde que la figure du Sauveur-victime, pour inciter les pauvres à aimer la pauvreté et les souffrants à aimer la souffrance, afin que chacun reste bien sage à contempler la révélation. Pour finalement en revenir au « chacun chez soi et pas de bêtises » comme ultime idéal politique.

    Pour ceux qui pensent encore que Dieu aime la tolérance, le respect de l’autre, la non violence, etc, je recommande l’Exode. Y a rien de plus négociable que « Tu ne tueras point ».

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