La poésie suédoise du début du vingtième siècle : une oeuvre d’acier, de sève et de glace

« L’indomptable n’a pas de mots ». L’expression est née sous la plume du dernier prix Nobel de littérature, Tomas Tranströmer, dans son poème « En mars – 79 », paru dans La place sauvage en 1983. D’emblée, le lecteur est projeté dans un monde où le silence semble s’imposer, où le non-dit est indicible et recueillement forcé. Mais le mystère enveloppant l’inspiration du poeta vates latin, le poète scandinave le connaît aussi, et y est confronté chaque fois qu’il s’aventure dans les contrées glacées de son pays ou dans les forêts envahies par la brume. Avant de suivre ses traces, quelques précisions s’imposent. Il est ainsi coutumier de distinguer les courants littéraires en Suède par décade ; on parlera de la poésie des années 1880, 1890, 1900… Choisir de présenter la poésie des années 1910 à 1950, c’est tenter de décrire dans ses grandes lignes les principales inspirations des poètes, ainsi que les manières de les traiter, tout en évitant d’assigner à chacun l’étiquette d’une « école », pratique qui conduit systématiquement à une généralisation abusive.

À la différence des autres courants européens, on ne peut strictement parler de poésie suédoise de « l’entre-deux guerres » sans commettre un contre-sens historique ; la Suède n’a connu aucun conflit depuis 1814. Cependant, les historiens de la littérature admettent sans conteste qu’au tournant de la Grande Guerre, entre les années 1910 et 1920, la Suède a connu un renouveau littéraire exceptionnel, qui s’explique autant par la diversification des origines sociales des écrivains et du lectorat, qui se prolétarisèrent, que par la naissance et le développement de nouveaux thèmes littéraires, qui s’équilibrèrent presque toujours autour d’interrogations existentielles, qu’elles soient suscitées par la guerre ou qu’elles aient librement surgi dans l’esprit des poètes.

Jusqu’aux années 1930, malgré la paix, la vie est loin d’être facile pour les Suédois ; isolé par la guerre, le pays subit la famine, tandis que les campagnes connaissent des exodes massifs vers l’Amérique du Nord. Les très nombreux chômeurs, grâce à une mobilisation inédite, conduisent alors les dirigeants à progressivement démocratiser la vie politique de l’État en mettant en place un système scolaire et une sécurité sociale stables rapidement devenues des modèles pour les autres puissances occidentales. L’arrivée au pouvoir de la sociale-démocratie fut un événement déclencheur pour les artistes, qui virent dans le renouveau politique de leur pays un espoir et une réponse à leurs nombreux questionnements. Dans les années 1930, la reprise économique, tirée par l’industrie sidérurgique et le commerce du bois, richesses traditionnelles du pays, permet l’émergence d’une classe moyenne composée d’ouvriers dont la situation quotidienne, bien meilleure que celle du reste du prolétariat européen ou américain, fut dépeinte dans de nombreux romans dits « prolétariens ».

Bien qu’ils soient rébarbatifs, ces quelques jalons d’histoire et d’économie sont nécessaires pour comprendre la situation particulière d’un pays n’ayant pas directement connu la guerre et pour envisager le tournant qui s’opère en littérature dans un contexte proprement suédois, et non pas tant européen ; bien sûr, la Suède n’ignore pas le surréalisme, qui pénètre d’ailleurs tout le monde scandinave pour s’enraciner et se fondre peu à peu dans un héritage désormais commun à tous les artistes ; mais il serait absolument réducteur de dire que le pays n’a fait que suivre une tendance européenne. Il serait également faux d’énoncer péremptoirement que la Suède a eu une influence majeure dans les cercles littéraires d’Europe, puisqu’elle est toujours restée relativement en retrait. La situation est bien plus nuancée, et procède d’un mouvement complexe, où, se superposant à un héritage scandinave millénaire empreint de christianisme, un renouveau du paganisme mystique venu parfois d’Extrême-Orient, les séquelles d’une philosophie allemande souvent remise en question et les pratiques poétiques nées avec la modernité industrielle aux États-Unis s’entremêlent et se refondent en un creuset exceptionnel par la richesse de l’extension géographique aussi bien qu’historique de ses origines.

Un premier aspect de ce tournant littéraire apporté par la Grande Guerre consiste en l’abandon progressif de la forme de l’idylle. En vogue au XIXème siècle, ce genre très codifié commence à s’estomper, la forme versifiée et rimée cédant la place à une poésie beaucoup plus souple et dénuée des contraintes traditionnelles. En revanche, si la forme se libère, l’idylle continue d’inspirer nombre de poètes, sous la forme d’un lyrisme exaltant les joies simples et pures de la vie quotidienne. Artur Lundkvist décrit ainsi « une vie qui fut jadis et ne peut entièrement mourir, une vie faite de terre, de moissons et de femmes, où le soleil était plus doux qu’aujourd’hui… » (« La mémoire du sang »). Tous les êtres vivants participent d’un ordre harmonieux, où règnent la paix et l’abondance, comme dans un Eden recréé ; le travail des hommes, qu’il s’accomplisse à la ferme ou à l’usine, est également loué car il est ce qui donne la vie, ce qui offre à tous abondance et richesse. Erik Blomberg appartient ainsi à cette tradition, comme en témoigne cette strophe issue du poème « Le Chant de la terre » :

Des forêts et des rues, des champs et des usines

monte vers le soleil le flot d’une musique mugissante :

Entends la terre, le chant de la terre avec ses mers, ses pays et ses fleuves !

Nous sommes tous les tiens, ta voix, ton chant, ô notre mère !

Tout un pan de la poésie suédoise se déploie ainsi en un foisonnement d’images, de sensations et de perceptions auditives et tactiles ; voici le poème « La lettre » écrit par Pär Lagerkvist :

Il me vint une lettre parlant de céréales,

des plants de groseilles et des cerisiers,

une lettre de ma vieille mère

à l’écriture grande et tremblée.

Mot contre mot se pressaient la prairie de trèfle

et le seigle mûr et les parterres de fleurs,

et Celui qui régent toutes choses

d’année en année. (…)

Elle s’était hâtée nuit et jour

sans trêve pour que,

bien loin, je puisse apprendre

ce qui est de toute éternité.

Concentrant à lui seul l’essentiel des thèmes lyriques, ce poème chante l’amour de la terre et magnifie les traditions ancestrales du pays, tout en glorifiant la Création divine et surtout en accomplissant un retour sur soi, un retour vers ce que l’on pourrait appeler la « vraie vie », qui consiste en une simplicité rurale et en une conscience aiguë de la vraie valeur des choses, que l’on ne peut avoir qu’à la condition de déceler l’éternité sous le caractère fugitif et transitoire du quotidien. Car au-delà de la nature, c’est bien la vie qui est source d’inspiration pour le poète, comme l’écrit Sten Selander dans « Pluie de printemps » : « la vie est à nouveau mise au monde sous une forme nouvelle. Croître et toujours se renouveler, c’est tout ». De même Artur Lundkvist déploie-t-il son bonheur de vivre dans « Je veux crier » : « Je veux crier la joie de vivre et rire à gorge déployée./ Je veux tituber ivre, pour avoir bu le trop-plein de la vie. / (…) Je veux célébrer de mes vers les jours que n’a point encore enfantés le sein rouge des lendemains ». L’amour de la vie se mêle au souvenir légèrement nostalgique de l’enfance, tandis que se profile les craintes d’un lendemain incertain.

Mais cette exaltation de la nature intervient en parallèle, ou peut-être même en réaction à l’avènement dans les années 1930 du règne des machines, qui célèbrent la naissance d’un nouvel homme, un homme capable de réaliser ses rêves d’acier. Pour les tenants de ce modernisme industriel,

Il nous faut apprendre les rythmes nouveaux

auprès des machines promptes, fortes et d’acier poli.

Quelque chose de nouveau est venu au monde –

nous le pressentons, nous en devinons un reflet dans le tumulte.

Il nous faut le chercher, inlassablement le chercher !

clame ainsi Artur Lundkvist dans « Mélodies nouvelles ». Cet homme nouveau n’est pas sans rappeler la figure du surhomme forgée par Nietzsche, dont les écrits largement diffusés en Suède impulsèrent un dynamisme dialectique et un mouvement de perpétuelle remise en cause si chers à la philosophie.

En effet, bien que l’ouvrier soit parfois considéré comme un héros, il demeure celui dont l’exil loin de la terre natale a brisé quelque chose en lui, le condamnant à une irréversible nostalgie, et l’obligeant à chercher sans relâche à retrouver ce lien privilégié avec la nature qu’il a perdu en venant travailler à la ville. Le citadin, éloigné de ses racines, est condamné à se perdre dans ces monumentales usines faites d’acier qui se multiplient partout dans le pays ; exalter la nature, c’est quelque part chercher à rééquilibrer les influences du modernisme industriel désormais acquis.

Cette recherche finit bientôt par s’apparenter à une quête existentielle, cédant la place à une remise en question des leurres que sont l’amour et l’exaltation de la vie. Pär Lagerkvist n’est pas le seul à passer d’une poésie au lyrisme un peu naïf à un rejet total du monde de la vie, en s’enfonçant dans un pessimisme teinté de nihilisme et en repoussant la croyance en un Dieu désespérément absent. Une dichotomie réelle existe dans la manière de considérer l’existence, tour à tour miracle absolu et fardeau, comme en témoigne la poésie déchirée de Karin Boye :

Karin Boye

 Je crois que la mort est comme toi,

haute et blême et droite comme toi,

les tempes coulées dans l’arc du même moule,

aux yeux de mer, aux yeux lointains comme toi

avec les mêmes lèvres crispées de douleurs. (…)

Mais je t’aime, ô ma mort,

toi, ma mort amère et prolongée,

dans ta main refermée ma vie s’étiole.

Toi, ma mort douce, douce –

Je bénis chaque instant de ton tourment.

La mort, bien qu’elle soit délivrance, fin des souffrances et signe de la transcendance humaine (car elle révèle autant la finitude de l’homme que son aptitude à l’interroger), est avant tout le versant le plus compréhensible d’un phénomène cruel et totalement insaisissable : l’angoisse. Bien que vivant dans l’ère de la modernité, l’homme n’en est pas pour autant délivré de ses craintes fondamentales. Provoquées par les massacres de la Grande Guerre en Europe, par l’arrivée des machines et d’une industrie encore effrayante pour ses aspects aliénants, ou tout simplement par la solitude ou le désespoir amoureux, les poètes suédois consacrent une large part de leur oeuvre à l’introspection et à l’épanchement toujours pudique des souffrances dues à l’angoisse. Fille d’un certain penchant typiquement scandinave à toujours s’intéresser à l’individu plutôt qu’à la communauté, ainsi que d’une influence cruciale de l’expressionnisme allemand, cette poésie exprime tout particulièrement la rupture d’une sorte de lien fondamental d’avec la nature, les autres hommes ou même Dieu, qui conduisent le poète à se détacher de lui-même et à ne plus connaître sa véritable identité. Un peu plus tard, dans les années 40, la philosophie existentialiste de Sartre aura le même impact en reprenant les angoisses kierkegaardiennes qui avaient déjà influencé Strinberg.

L’angoisse a des origines aussi diverses que courantes ; perte d’un amour, lucidité face à l’absence d’intérêt pris dans l’existence… La guerre, laissant l’homme seul face à son destin inexpliqué car inexplicable, cruel exemple des contradictions humaines qui le poussent à agir contre sa nature, est présentée par Karl Ragnar Gierow comme l’accomplissement de l’Apocalypse prédit par St-Jean ; le meurtre d’un soldat par un autre est ainsi symbolisé : « à la hauteur des nuages l’ange / leva son épée flamboyante, / la laissa lourdement retomber / et le sang noya la terre. / Les races s’anéantirent, / la plus belle jeunesse mourut ».

Citons enfin deux célèbres poèmes de Pär Lagerkvist et de Karin Boye, qui abordent la question de l’angoisse d’une manière très personnelle et qui tracèrent une voie fort empruntée ensuite par d’autres poètes ; dans les deux cas, le poète cristallise et matérialise dans les éléments naturels autour de lui toute la densité de son angoisse, lançant un cri du coeur auquel « nul, sinon Echo, ne répond »

« Angoisse », de Pär Lagerkvist  :

Angoisse, angoisse, ma part d’héritage,

la plaie de ma gorge,

le cri de mon cœur dans le monde.

Voici que se fige l’écume des nuées

dans la main brutale de la nuit,

voici que montent les forêts

et les hauteurs roidies

si mesquinement vers le ciel

et sa voûte exiguë.

Comme tout m’est dur,

comme tout est rigide, noir et silencieux !

Et Karin Boye, « L’arbre sous la terre » :

Il pousse un arbre sous la terre ;

un mirage me poursuit,

un chant de vivant cristal, d’argent incandescent.

Comme les ténèbres devant la lumière,

toute pesanteur doit s’évanouir

pour peu qu’une goutte de ce chant tombe de son feuillage.

Une angoisse me poursuit.

Elle sourd de la terre.

C’est là que vit un arbre dans l’effroi des sédiments pesants.

Ô vent ! Lumière du soleil !

Connais son effroi :

promesse du parfum des miracles en paradis.

Où passez-vous, pieds qui foulez

si doucement ou durement,

l’écorce terrestre pour lui faire rendre gorge ?

Pour l’amour de l’arbre, ayez pitié !

Pour l’amour de l’arbre, ayez pitié !

Pour l’amour de l’arbre, je vous appelle de tous les horizons !

Ou devons-nous attendre un dieu – et lequel ?

Bergman, Persona

Le dernier vers de ce chef-d’œuvre nous redirige alors vers une thématique centrale dans la poésie suédoise de ce début de siècle, qui est l’appel à Dieu, et l’angoisse provoquée par le silence prenant la place de la réponse attendue ; mais la conscience de ce vide n’intervient qu’après une phase d’intense religiosité, tournant qui apparaît dans le parcours de nombre de poètes. Les derniers vers du poème « L’île de la mort », de Birger Sjöberg, relatent ce désespoir lancinant : « Moi qui ne voulais faire que rire et ouvrir à tous mes bras, je sombre, Seigneur, je sombre dans le port noir du doute ». Si leurs premiers recueils sont imprégnés de ferveur et d’impatience, on peut constater que la déception intervient rapidement pour étouffer ces sentiments. De refuge, la religion apparaît alors par son incapacité à soulager l’homme comme la nouvelle preuve, implacable et cynique, de l’absence des dieux en ce monde, et ensemence mal-être et désespoir. La conscience d’habiter un monde déserté par Dieu pousse les hommes livrés à eux-mêmes à chercher le salut dans la communion sociale – par le biais d’un soutien sans limite accordé au prolétariat ou d’une adhésion aux valeurs du communisme – ou le mysticisme, qui s’attache inlassablement aux moindres preuves de la transcendance humaine. Ces deux aspects se retrouvent dans le cinéma d’Ingmar Bergman, qui explora ce thème de la recherche désespérée d’un message divin dans Le Septième sceau, par exemple ; ce film, fondé sur l’Apocalypse de St-Jean, s’ouvre sur une partie d’échecs entre le chevalier croisé Antonius Block et la Mort, sur une plage déserte. Le jeu devient l’occasion d’une discussion métaphysique aux résonances nietzschéennes et kierkegaardiennes, où les questions et réponses sur l’existence de Dieu et la valeur de la vie sont autant d’estocs et de touches dans ce duel – à mort. L’atmosphère, tendue et oppressante comme celle qui précède le lever de rideau du dernier acte d’une tragédie, est à peine allégée par l’arrivée de personnages frais et innocents, un couple de saltimbanques, dont l’enfant représente le seul reflet d’espérance dans tout le film. Ingmar Bergman emprunte à la littérature des inspirations, des valeurs et des interrogations qui rythment la plupart de ses films ; chaque personnage, à l’instar de Hjalmar Gullberg, semble crier au spectateur : « je pars au loin pour chercher quelque chose en moi-même que jamais je ne pus saisir ici » (« Sonate »).

Faut-il pour autant définitivement sombrer dans le désespoir ? Abandonner toute idée de salut ? Un nouvel idéal est pourtant en train de naître, dans une réminiscence toute baudelairienne, « Quand seront tombés nos dieux, et que solitaires parmi les ruines, nous ne saurons plus où poser nos pas, devenus sans assises comme le globe dans l’espace – tu nous apparaîtras un instant, toi sublime Beauté » proclame Karin Boye, dans « À la beauté ». Bien que déchirée, torturée entre espoir du salut et conscience de l’absurdité de cette croyance, éprouvée par une quête sans fin et illusoire d’un Dieu restant hermétique à tout appel, la poésie de Karin Boye ne lâche pourtant jamais prise. Elle qui voudrait être « une lame, subtilement flexible et forte » (« Ô être une lame »), elle sait qu’il existe une destination, peut-être encore inconnue, vers laquelle il importe néanmoins de se presser dans un élan d’amour et d’amertume mêlés : « Moi-même un néant, moi-même perdue dans la tempête, je serai lancée morte ou vive vers l’avant, vers mon destin tout pesant d’avenir » (La nuit de Walpurgis). À l’image de la ronde des personnages qui dansent sur la colline dans le Septième Sceau, la poésie de Karin Boye révèle l’aube derrière le crépuscule, les premiers rayons d’un soleil venant réchauffer une terre prise dans les glaces de ses faux-semblants et endormie au beau milieu de ses illusions et de ses désenchantements. Réenchanter le monde, redonner vigueur aux espoirs et aux valeurs humaines, cela passe par l’acceptation de la mort et de l’angoisse, en tant qu’elles nous révèlent notre nature plus qu’humaine. Mais comment dépasser l’angoisse, peut-on se demander ; à cette ultime question, la poésie de Karin Boye n’apporte pas de réponse, mais elle nous ouvre un chemin, en ce qu’elle nous décrit une renaissance, « la résurrection de mon âme dans l’extase de mes sens », et une tension qui se dresse vers un futur encore inconnu mais inépuisable : « Sur cent voies séparées j’ai cheminé et trébuché. Voici qu’elles convergent. C’est en marche vers toi que j’ai vécu ».

Aux antipodes des décors de carte postale que l’on voudrait nous imposer, la Suède n’est donc pas ce pays uniquement peuplé d’élans et de lutins. Forêts noires, lacs infinis et côtes déchirées ont certes participé à la naissance de poètes dont le génie fut de renouveler la vision que l’on porte sur l’homme ; mais la vraie beauté de la poésie suédoise ne consiste pas uniquement en la contemplation béate des paysages glacés, sa vraie saveur réside dans le combat intérieur que tout homme connaît, lorsque sa part bestiale le dispute à son aspiration à la modernité, et qu’angoisse et élan vers l’avenir se conjuguent indéfiniment. La plus grande réussite de ces poètes est véritablement d’avoir écrit l’homme universel, au-delà des particularismes nationaux et des luttes idéologiques, sans renier leurs racines mais en les adaptant à l’échelle mondiale. Lorsque les temps se troublent et que les démons du nationalisme refont surface, il est plus que jamais temps de relire le poème « Portail » écrit par Karin Boye, car « Vivre, c’est rompre et briser pour que quelque chose puisse croître ».

La poésie suédoise du début du vingtième siècle : une oeuvre d’acier, de sève et de glace

Pour citer cet article : http://bullesdesavoir.com/2012/03/13/la-poesie-suedoise-du-debut-du-vingtieme-siecle-une-oeuvre-dacier-de-seve-et-de-glace/ © Bulles de Savoir

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