Le Mexique aux mains du PRI : retour sur une année d’alternance

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Le 1er juillet 2012, près de 79,5 millions de Mexicains étaient sollicités pour élire leur nouveau président. Comme tous les six ans, la population était appelée aux urnes afin de renouveler les corps exécutifs (Président de la République ainsi que le maire de Mexico) et législatifs (500 députés et 128 sénateurs), puisque la réélection est interdite par la Constitution.

Le scrutin présidentiel majoritaire à un tour a vu triompher Enrique Peña Nieto, candidat du PRI (Partido Revolucionario Institucional) avec 38,15% des suffrages, sur ses adversaires Andres Manuel Lopez Obrador (PRD, Partido de la Revolución Democrática) qui a recueilli 31,64% des voix et la candidate du PAN (Partido Acción Nacional) Josefina Vásquez Mota, 25,41% des suffrages.

 Le retour d’un parti historiquement controversé

Trois candidats parce que trois grands partis. Le PRD (gauche), le PRI (centre) et le PAN (droite) sont en effet les trois seules forces politiques régnant sur les États-Unis mexicains, puisque l’influence des quatre restants est si dérisoire qu’ils demeurent inconnus de la grande majorité de la population. Nueva Alianza s’est contenté de 2,3% des votes alors que les trois autres ont choisi de s’allier avec le PRI (Partido Verde) ou le PRD (Partido de Trabajo et Movimiento Ciudadano). Le PAN a ainsi laissé la place au PRI après deux mandats présidentiels en les personnes de Vicente Fox, élu en 2000, et de Felipe Calderón, qui lui a succédé en 2006.

Le candidat malheureux de la gauche, Lopez Obrador, qui avait déjà cédé la présidence à son adversaire Calderón en 2006 pour 0,56% des voix -non sans avoir mobilisé la population de Mexico et bloqué le gigantesque boulevard Reforma ainsi que le centre-ville pendant plusieurs semaines avant d’admettre sa défaite- a cependant accusé le PRI d’achats de plusieurs millions de voix. L’achat des voix est une procédure corruptive classique et bien connue du parti centriste par laquelle des sympathisants sont invités à convaincre les électeurs de voter pour le PRI en échange de biens matériels (argent et nourriture sont les moyens les plus utilisés dans ce pays où 51,3% de la population vit sous le seuil de pauvreté national).

Le président sortant, Felipe Calderón, a reconnu sa défaite dans la soirée. L’ancien dirigeant du PAN, German Martinez Cazares, a lui publié une tribune dans le grand quotidien Reforma intitulée « Le désastre » pour qualifier le naufrage de son parti. Le PAN a effectivement perdu ce 1er juillet 2012 l’élection présidentielle, mais aussi sa majorité au Sénat ainsi que le poste de gouverneur de l’État de Jalisco dont la capitale est Guadalajara, seconde ville du Mexique.

Enrique Pena Nieto, au lendemain de sa victoire, le 2 Juillet 2012

Enrique Peña Nieto, au lendemain de sa victoire, le 2 Juillet 2012.
Crédits photo: El Economista

Ce 1er juillet 2012 a donc vu le retour du tout puissant PRI, parti qui a gouverné sans alternance ni opposition solide entre 1929 et 2000. Derrière cette apparence de stabilité se cachent en fait, pour la population mexicaine, un parti omnipotent et une grande pratique de la corruption. Peña Nieto s’en défend et prétend incarner un « nouveau PRI » après l’alternance qui n’aura duré que 12 ans. Douze années face aux soixante-et-onze autres pendant lesquelles le PRI a fait figure, selon les mots de l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, de « dictature parfaite ». Le PRI a, il est vrai, politiquement dominé le pays par les achats de votes, l’intimidation des électeurs ou autres bourrages d’urnes. Le PRI disposait en plus du soutien des élites, des syndicats et des organisations paysannes. Le manque d’information dans ce pays, où très peu de routes en bon état desservent les villages isolés, a parachevé l’intériorisation populaire du PRI comme seul dirigeant.

Cependant, les victoires présidentielles du PAN en 2000 puis 2006 ressemblaient bel et bien à des sanctions envers ce grand parti soupçonné de corruption généralisée et surtout d’autoritarisme. L’opinion a-t-elle changée ? Peut-on croire Peña Nieto qui refuse « un retour au passé » en parlant du PRI ?

Enrique Peña Nieto : candidat des médias ? 

Telle n’est pas l’opinion de nombreux étudiants. Quelques semaines avant l’élection, les sondages ont ainsi noté une remontée spectaculaire du candidat du PRD sur Peña Nieto qui le devançait pourtant d’une vingtaine de points. Remontée due à l’action étudiante et sociale au cœur de la capitale, bien plus à gauche que le reste du pays. À Mexico, de nombreux mouvements sociaux ont émergé les six derniers mois de la campagne présidentielle, souhaitant dénoncer une entente des médias pour favoriser l’élection du candidat du PRI. Le parti aurait ainsi signé secrètement un accord avec Televisa, une des plus grandes entreprises radiotélévisée d’Amérique Latine et couvrant 95% des foyers mexicains. Ces actions civiques se sont données pour but de transformer l’élection en véritable référendum envers le PRI et de surveiller le processus électoral à travers des organisations telles que Observación Cuidadana (Observation citoyenne),  Yo Soy Antifraude  (Je suis anti-fraude) ou la plus célèbre #YoSoy132 (Je suis le 132è). Cette dernière est apparue parmi les étudiants de l’Université privée Iberoamericana de México après la visite de Peña Nieto sur leur campus le 11 mai 2012. Parmi les étudiants ayant manifesté leur hostilité au candidat du PRI, 131 se sont filmés avec leur carte d’étudiant et ont posté la vidéo sur divers réseaux sociaux. L’effet boule de neige n’a pas tardé, d’autres étudiants (en grande majorité de la capitale) se sont ralliés à cette cause jusqu’à la création du site internet et mouvement étudiant YoSoy132.

Etudiante du mouvement YoSoy132 participant à la manifestation du 29 mai 2012 devant el Secretario de Gobierno. Crédits photo: IndigNación

Etudiante du mouvement YoSoy132 participant à la manifestation du 29 mai 2012 devant
el Secretario de Gobierno. Crédits photo: IndigNación

Se revendiquant « Anti PRI », YoSoy132 a organisé de nombreuses manifestations au mois de juin 2012, qui ont mobilisé plus de 90 000 personnes. Mais Mexico est très peu représentative du Mexique où la fracture numérique sévit. Peu de Mexicains auront finalement entendu parler de YoSoy132, mais beaucoup connaissent les dommages que subit le pays comme l’insécurité grandissante, la pauvreté et les inégalités auxquelles le PAN n’aura pas su répondre.

Recrudescence de la violence et de la pauvreté

Le PRI est donc revenu au pouvoir parce que garant de stabilité et de sécurité. L’image d’un parti qui a gouverné avec rigueur et force entre 1929 et 2000 a supplanté les fantômes des abus bureaucratiques et politiques. La victoire de Peña Nieto cache une population apeurée et lassée de la violence devenue routinière. Si la lutte contre les trafiquants de drogue au Mexique date de la fin du XXème siècle, l’ancien président Felipe Calderón en a fait la priorité de son mandat, la qualifiant de « guerre » et impliquant directement l’armée dans ce conflit. Cet appel ne fut pas sans critiques. La Comisión Nacional de los Derechos Humanos (Commission Nationale des Droits de l’Homme) avait, en 2007, recensé une cinquantaine de violations des droits de l’homme lors des opérations, et réclamait le retrait des forces militaires de ces opérations. Cette militarisation des forces policières s’est accentuée au fur et à mesure, comptant des succès tels les arrestations (et liquidations) massives des trafiquants ou le démembrement des réseaux corrompus au sein même de l’administration mexicaine. Cependant, 2008 a vu une recrudescence de la violence. Le gouvernement a alors évoqué le retard technologique que subissait la police face aux avancées matérielles et tactiques des trafiquants. Le National Drug Intelligence Center, dont les fonctions ont été transférées en juin 2012 au Drug Enforcement Administration, estimait effectivement que les trafiquants mexicains pouvaient générer entre 17 et 38 milliards de dollars de revenus par an. Malgré le déploiement de 50 000 militaires, la puissance des cartels ne faiblit pas : plus des trois-quarts des crimes se déroulent dans 10 des 31 États mexicains, et ce principalement dans le Nord (Chihuahua, Sinaloa et Durango). La violence des tueurs sur les civils, les syndicalistes, ou encore les journalistes, illustre la lutte continue des trafiquants contre l’armée, mais aussi entre cartels, pour contrôler les territoires stratégiques de la route vers les États-Unis, premier marché mondial de stupéfiants.

Depuis 2009, la crise a frappé, le chômage a dépassé la barre des 6% et, selon Octavio Rodriguez, professeur à la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM), plus de 35 millions de Mexicains vivent avec moins de 2 dollars par jour. Mais 2009 a aussi vu le nombre de morts liés à la guerre des cartels doubler par rapport à 2008, celui-ci culminant à 15 000. Le poète Javier Sicilia, dont le fils a été tué lors d’un affrontement impliquant l’armée, a créé en 2011 Movimiento por la Paz con Justicia y Dignidad (Mouvement pour la Paix avec Justice et Dignité). Les militants de ce mouvement accusent les forces étatiques d’accentuer la violence dans leurs combats et de violer les droits de l’Homme. Le 28 mai 2012, les représentants de cette association ont obtenu lors d’un débat avec les quatre candidats à la présidentielle l’accord d’un retrait de l’armée. Le gouvernement de Felipe Calderón a arrêté en 2011 de délivrer le bilan officiel des morts dans cette guerre des cartels, mais selon Milenio, un grand quotidien national, la moyenne mensuelle des homicides pour l’année 2012 serait de 1 032. 2012, l’année où Felipe Calderón terminait son sexennat et lançait son dernier grito (pratique consistant à crier « Viva México » le 15 Septembre, jour de l’Indépendance, en souvenir de celui de Michel Hidalgo qui a provoqué la Guerre d’Indépendance de 1810) depuis le balcon du Palais Présidentiel de Mexico. À cette occasion, la moitié de la foule réunie sur le Zocalo (la place principale d’une ville mexicaine) lui a crié sans ménagement « asesino », en référence aux 60 000 victimes de cette guerre de la drogue.

Première de couverture du livre de Rubén Aguilar V. et de Jorge G Castañeda El Narco : la guerra fallida (Le Seigneur de la drogue : la guerre infructueuse), sorti en février 2010.

Première de couverture du livre de Rubén Aguilar V. et de Jorge G Castañeda El Narco : la guerra fallida (Le Seigneur de la drogue : la guerre infructueuse), sorti en février 2010.

Les promesses phares d’Enrique Peña Nieto

Felipe Calderón a officiellement légué le pouvoir présidentiel le 1er décembre 2012 à Enrique Peña Nieto. Devant le Congrès, le leader du PRI a promis l’investissement complet de son gouvernement afin que soit réinstaurés la paix et la sécurité, ainsi que le retour à la croissance :

« Le premier objectif de mon gouvernement est d’avoir un Mexique en paix. (…) Il n’y aura cependant pas de sécurité s’il n’y a pas de justice, et le Mexique doit combattre la pauvreté et l’inégalité. (…)                           Je promets un revenu digne pour tous les mexicains. »

Son programme comporte le lancement d’une campagne contre la faim et une réforme constitutionnelle pour la Justice Pénale. Néanmoins, cette investiture ne s’est pas déroulée sans encombres : des députés de gauche ont protesté pendant son discours alors que des émeutes éclataient dans la ville de Mexico, se soldant par 20 blessés dont 5 policiers.

Peña Nieto impulsait les réformes dès le lendemain de son investiture, en signant avec les leaders des principaux partis d’opposition El Pacto por México (Le Pacte pour le Mexique). Ce consensus politique était le vecteur principal d’une démocratisation réelle du pays, reposant sur trois axes : faire du Mexique un pays « fort », faciliter l’accès aux droits économiques et sociaux pour les habitants, enfin inclure les citoyens dans le débat public. Le début de l’année 2013 fut, lui, marqué par la campagne « México sin Hambre » (Mexique sans Faim), aussi appelée « Cruzada Nacional contra el Hambre » (Croisade Nationale contre la Faim). A cette occasion, le chef d’État avait mobilisé autour de lui les élus locaux comme des figures internationales, à l’instar de l’ancien président brésilien Lula Da Silva, présent lors du lancement du programme en mars 2013.

Un objectif majeur du PRI est d’augmenter la croissance, qui stagne autour des 2% depuis l’arrivée au pouvoir du PAN en 2000. Peña Nieto dirige aujourd’hui un pays qui a su éviter la déroute économique face à la crise et qui est doté d’atouts majeurs pour son développement, tels que sa population jeune (moyenne d’âge de 25 ans), son partenariat avec l’ALENA, ses importantes ressources minières (premier producteur mondial d’argent, le Mexique est un des principaux fournisseurs mondiaux de fluorine, d’arsenic, de plomb, de zinc et d’or) et d’hydrocarbures (6ème producteur mondial de pétrole). Le Mexique attire les investissements étrangers dans les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique -Enrique Peña Nieto a d’ailleurs inauguré le 13 février 2013 la nouvelle base de construction d’Eurocopter à Queretaro. Du côté des communications, le Mexique compte sur l’internationalisation des compagnies, telle America-Movil, leader dans toute l’Amérique Latine et dont le propriétaire est Carlos Slim, première fortune mondiale. Sans compter l’attrait touristique, source d’emplois pour ce pays qui accueille plus de 20 millions de visiteurs par an.

Perspectives du FMI pour l' économie mexicaine

Perspectives du FMI pour l’ économie mexicaine

Le Mexique nécessite cependant des améliorations massives en droit du travail et au niveau fiscal. Le dirigeant du PRI s’est engagé à proposer au Congrès une réforme qui permettrait d’embaucher plus facilement les employés dans ce pays où 60% de l’économie est souterraine. Le secteur pétrolier a lui aussi besoin de changements : le monopole étatique de la société nationale Petroleos de México (Pemex), créée par décret le 7 juin 1938 par le Président Lázaro Cárdenas, fixe des prix très bas, ce qui incitent les Mexicains à consommer à outrance. De même, les manques d’investissements pour remplacer les centrales et plateformes se soldent par des dommages sur l’environnement et les littoraux. Cette vétusté des installations est accompagnée depuis plusieurs années d’une constante baisse de la production, ce qui inquiète le gouvernement quant à l’avenir de l’industrie pétrolière, pilier des exportations. Les fonds nécessaires au financement de Pemex peuvent néanmoins être fournis par l’ouverture du capital de cette société, hypothèse à laquelle Peña Nieto n’est pas défavorable alors que l’un de ses prédécesseurs du PAN, Vincente Fox, s’y était farouchement opposé. Le projet, objet de nombreuses controverses, est toujours à l’ordre du jour et débattu au sein de commissions.

Le nouveau président a également promis une réforme du code des impôts pour augmenter les recettes publiques et taxer les grandes sociétés jusqu’à présent exemptées. Cette dernière est largement plébiscitée depuis le début de son mandat par les membres du gouvernement ainsi que par la majorité de la population mexicaine. Cette modification du code des impôts ne sera possible qu’avec une réforme attenante : celle du pacte fédératif. Cette révision fiscale prévoit une participation plus forte des États fédérés et des municipalités aux comptes publics. A terme, l’objectif est une universalisation de la sécurité sociale, un meilleur accès à la santé publique et une extension de l’éducation nationale.

Néanmoins, le courant de changements qui parcourt le Mexique depuis le début de l’année ne se traduit pas que par des succès à l’image de « México Sin Hambre » ou « El Pacto por México ». Effectivement, la réforme de l’éducation soulève des vagues de protestations. Les puissants syndicats de professeurs et d’enseignants, soutenus financièrement par des personnalités influentes, refusent catégoriquement que l’accès à l’éducation publique soit étendu : cela remettrait en cause leurs statuts et leurs privilèges. Ainsi sont-ils descendus plusieurs fois dans les rues de la capitale et des grandes villes pour protester contre cette initiative du PRI.

De plus, le mouvement étudiant « YoSoy132 » ne s’est pas éteint avec la victoire de Peña Nieto. Si les manifestations ont cessé, les jeunes sont toujours actifs sur les réseaux sociaux et continuent de signaler la corruption présente dans les hautes sphères de la politique nationale. Le PRI n’est aujourd’hui plus le seul visé par les accusations, mais le parti au pouvoir a encore tout à prouver à la population méfiante qui attend que se confirment les promesses phares du nouveau leader. Afin de rassurer les citoyens sur l’honnêteté du PRI, Enrique Peña Nieto a obtenu en avril dernier la modification des statuts de son parti, un bouleversement historique au nom de la modernisation du pays. Le président du PRI élu en 2012 serait ainsi le représentant d’un « nouveau PRI », non plus autoritaire mais salutaire pour le Mexique.

Le Mexique, un an après l’alternance

L’élection de Peña Nieto en juillet 2012 a signé le retour d’un PRI différent des années de « dictature parfaite » et de corruption généralisée. En effet, pendant ses six premiers mois d’exercice, le président a entrepris de profondes réformes économiques et sociales. Cependant, malgré les efforts engagés pour résoudre les problèmes récurrents de la pauvreté, de l’éducation et de l’économie informelle, les protestations qui accompagnèrent l’élection du candidat du PRI se maintiennent dans les esprits. Nombreux sont les étudiants qui continuent de manifester, dénonçant la manipulation des médias par le parti au pouvoir. En outre, comme l’avait affirmé Peña Nieto durant sa campagne, une des priorités est le retour à la paix civile. Peña Nieto a promis un changement de méthode par rapport à son prédécesseur pour lutter contre la violence qui affecte quotidiennement les Mexicains : il pense davantage à protéger la population qu’à éradiquer le trafic ou à arrêter les leaders des cartels. Une politique qui rappelle malheureusement les méthodes que le PRI avait utilisées durant son hégémonie passée, c’est-à-dire des accords tacites conclus entre les dirigeants politiques et les criminels afin que la population soit épargnée. Le soir de sa victoire électorale, le candidat avait toutefois martelé que la guerre ne se terminait pas et qu’il n’y aurait pas de trêve pour les trafiquants. Au jour d’aujourd’hui, les chiffres sur la violence au Mexique n’ont guère reculé par rapport à ceux de 2012.

Pour résumer, Enrique Peña Nieto est à la tête d’un pays immense qui possède les ressources pour connaître le même envol que le Brésil ou l’Inde. Mais relever les défis économiques, politiques et sociaux qui attendent le PRI n’est pas une tâche aisée comme l’ont montré ces six premiers mois d’exercice. Face à un Congrès divisé, le parti au pouvoir doit négocier avec l’opposition, exercice historiquement difficile pour la démocratie mexicaine. El Pacto por México semblait indiquer le chemin du succès pour le PRI, mais ce consensus politique n’aura finalement duré que trois mois. En effet, le 4 avril 2013, le leader du PRD s’est retiré de cet accord, dénonçant son instrumentalisation à outrance opérée par Peña Nieto dans un but purement électoral. Un an après son retour, le PRI doit encore s’employer à prouver son efficacité.

Marine ERNOULT

Pour citer cet article : http://bullesdesavoir.com/2013/07/02/le-mexique-aux-mains-du-pri-retour-sur-une-annee-dalternance/ © Bulles de Savoir

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