Prendre au sérieux l’idée d’une Europe « unie dans la diversité »

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À suivre la définition retenue sur le portail officiel Europa, la devise de l’UE, « Unie dans la diversité », est là pour « caractérise[r] la manière dont les Européens se sont rassemblés, en créant l’Union européenne, pour œuvrer en faveur de la paix et de la prospérité, s’enrichissant ainsi des diverses cultures, traditions et langues du continent ». Dans cette devise, vient donc se condenser un projet politique soutenant l’objectif originel – énoncé dès la Déclaration solennelle de 1983 – « de progresser dans la voie d’une union toujours plus étroite entre les peuples et les États membres » de l’UE. Mais on voit également qu’à cet objectif, s’est peu à peu greffée la promotion d’une diversité que l’on célèbre comme l’une des principales « valeurs ajoutées » de l’intégration européenne. Cependant, au-delà de l’image attrayante véhiculée par la devise européenne, ce qui domine, c’est la tension qu’elle exprime entre, d’un côté, la recherche de l’union et, de l’autre, le respect de la diversité.

Face aux crises multiples qui secouent actuellement l’Union européenne, au point de laisser craindre une « désunion »,si ce n’est une « désintégration », certains considèrent qu’il est temps de choisir entre les deux termes de la devise. Nous serions confrontés à un dilemme : ou bien l’unité, ou bien la diversité. Et il n’est pas rare que ce soit au profit d’une vision culturellement « épaisse » de l’unité européenne que ce dilemme soit arbitré. Or, devant l’ampleur du « malaise européen » [J.-M. Ferry, La République crépusculaire. Comprendre le projet européen in sensu cosmopolitico, Paris, Cerf, 2010, p. 13], a-t-on raison de juger, comme le fait notamment Amitai Etzioni [« Minorités et génie national », Revue Internationale de Sociologie, 19/1, 2009, p. 195], que la devise européenne n’est rien d’autre que « l’un de ces oxymores que seuls les politiques apprécient ». Dans ce qui suit, je voudrais au contraire donner crédit à l’idée que c’est bel et bien dans la diversité que l’Europe politique puisse et doive être unie, l’objectif étant d’en examiner les enjeux de fond, avec toute l’attention que réclame la gravité de la situation où se trouve l’Union européenne, à la veille des élections de mai 2014.

La devise européenne : un défi philosophique et politique

Examiner ce à quoi nous engage, en théorie et en pratique, la devise de l’UE, c’est « prendre philosophiquement au sérieux le projet politique européen », pour emprunter ici le sous-titre de l’ouvrage collectif dont est issu le présent texte [cf. J. Pélabay, « Vers une Union post-unanimiste ? Réflexions sur le sens de la devise européenne », in J.-M. Ferry (dir.), L’Idée d’Europe, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2013, p. 55-92]. Dans une perspective philosophique, il importe de se demander de quoi sont faits les deux maillons de la devise, de quelle manière ils s’articulent l’un à l’autre, et de quelle nature sont les tensions entre eux. À quoi renvoie « la diversité » lorsqu’il est question de cette polity si particulière qu’est l’UE ? Selon l’acception retenue, quel est son impact sur la façon même de concevoir l’intégration politique de l’Europe ? Quant à « l’unité » ou plutôt – ce qui n’est pas la même chose – l’« union » tant souhaitée, à quel sens du commun s’articule-t-elle pour soutenir l’ordre légal et politique européen ainsi que pour nouer et maintenir des liens entre les États, les peuples et les citoyens européens ? Mais il y a plus. L’examen philosophique de la devise et de chacun de ses pôles en tension se justifie par le besoin d’éclairer un défi qui est, avant tout, d’ordre politique : peut-on raisonnablement envisager de mobiliser la diversité au profit de l’union ? Ou bien, chercher ainsi à suivre la devise au pied de la lettre ne tient-il pas de l’intenable gageure, particulièrement aujourd’hui, alors que des menaces de dislocation pèsent sur l’ensemble européen ?

Il me semble que de telles circonstances, de même que les mises en garde qu’elles favorisent, ont de quoi nous inciter à creuser, plutôt qu’à répudier sans autre forme de procès, l’hypothèse d’un pluralisme de l’UE susceptible de travailler productivement une union politique engagée sur la voie d’un « post-unanimisme ». Poser la question du sens de la devise européenne en ces termes, c’est ouvrir deux pistes de réflexion complémentaires. D’une part, c’est rechercher une alternative à la déclinaison de « l’unité européenne » dans un registre substantialiste, tourné vers la quête d’Européanité et l’affirmation d’une identité culturelle et morale tenue pour spécifiquement européenne ; d’autre part, c’est tenter de dépasser une célébration politiquement aseptisée de la « diversité européenne », en affrontant l’existence de divergences qui touchent jusqu’aux visions de l’union, de ce qui tient ensemble les citoyens, les peuples et les États au sein de l’UE.

Autant dire que, si la conjonction des deux maillons de la devise mérite effectivement d’être mise à l’épreuve, cette tâche doit être menée sans jamais perdre de vue le caractère proprement politique du projet européen.

Qu’avons-nous en « commun » ? Vers un au-delà de l’identité européenne

Comme le note Kalypso Nicolaïdis [« Sustainable Integration: Towards EU 2.0? », Journal of Common Market Studies, 48, 2010, p. 43], on constate depuis quelques années le développement d’une sorte d’« obsession de l’unité ». Tout se passe comme si le respect de la diversité était devenu un luxe que l’Union européenne ne peut plus guère se payer et, parallèlement, comme si une certaine uniformité s’imposait pour garder l’Europe unie. Il est vrai que les risques de fragmentation concourent à rendre plus pressante et plus ultime la quête d’un « commun » [cf. J. White, « Europe and the Common », Political Studies, 58, 2010, p. 104-122]. On est en effet à la recherche de « commonalities », de liens ayant suffisamment de force intégrative pour assurer la stabilité de l’Euro-polity et son fonctionnement institutionnel, pour motiver les citoyens à respecter des principes régissant l’UE et à participer à sa vie politique ou, selon une aspiration plus forte encore, pour que les peuples européens nouent des relations d’entente, de confiance et de solidarité. Toutefois, quels que soient les bénéfices attendus d’un tel « commun européen », il existe de multiples manières de le définir. Or, ces dernières entretiennent des conceptions très divergentes de l’union, de la diversité et, surtout, du rapport à instaurer entre les deux. C’est ce qui ressort très clairement lorsqu’on distingue ces conceptions en fonction de leur degré respectif d’« épaisseur », c’est-à-dire au regard de la nature plus ou moins « mince » [« thin »] ou « épaisse » [« thick »] des liens jugés nécessaires à une Europe politiquement intégrée.

Pour le dire très schématiquement, les plus « minces » d’entre elles sont axées sur l’agrégation d’objectifs politiques et d’intérêts matériels, principalement la sécurité intérieure et extérieure, la croissance économique et les échanges commerciaux ; elles mettent en outre l’accent sur les impératifs fonctionnels et les mécanismes décisionnels d’une gouvernance performante. Excédant ce schéma fonctionnaliste et vertical d’intégration, on trouve des visions du commun centrées sur les normes et les pratiques ressortissant à la citoyenneté de l’Union, misant sur la puissance socialisatrice de l’exercice des droits et libertés individuelles, voire – selon une approche davantage républicaine que simplement libérale – sur l’engagement civique et la participation active à la constitution d’un ordre légal et politique doté de légitimité démocratique. Un degré relatif d’épaisseur est franchi par les conceptions basées sur les « valeurs communes » de l’Union, bien que la plupart s’en tiennent à l’adhésion aux normes constitutionnelles de l’État de droit démocratique, comme c’est par exemple le cas chez Jürgen Habermas. En revanche, c’est une vision franchement substantialiste qu’entretiennent les approches s’en remettant au partage de marqueurs identitaires « chauds », tels que des traits ethnoculturels, des croyances religieuses, des visions du monde et des convictions sur le bien, ou encore des héritages civilisationnels façonnant une certaine « auto-compréhension éthique » déclarée comme étant propre aux seuls Européens.

N’ayant pas ici l’espace d’examiner en détail chacune de ces formules, je voudrais me concentrer sur la dernière qui est, sans conteste, la plus « épaisse », dans la mesure où elle exige une certaine « substantialisation » du lien politique entre les Européens. Que l’on pense à la reconnaissance des « racines chrétiennes » de l’Europe ou à la promotion d’un « bien commun de l’UE », ce qui est alors proposé, c’est une communautarisation de l’UE, au sens précis d’une entreprise de « community-building » [A. Etzioni, « The Community Deficit », Journal of Common Market Studies, 45/1, March 2007, p. 23-42] ayant pour objectif de répondre à la crise de légitimité par la défense d’une identité collective particulière. Sorte d’équivalent européiste de la construction stato-nationale, ce scénario en vient à opérer rien moins qu’une permutation des termes de la devise européenne : avec « la diversité dans l’unité » [A. Etzioni dans Le Monde du 14 janvier 2004], la pluralité des modes de vie, des visions du bien et du monde se trouve soumise aux impératifs d’une « intégration éthique », c’est-à-dire subsumée sous l’exigence de maintenir le substrat unitaire de la communauté européenne. Sans même parler de ses penchants unanimistes, homogénéisants et exclusionnistes, une telle option revient à « culturaliser » tant l’unité que la diversité. Ce faisant, elle évacue toute une partie de « la diversité européenne » et, avec elle, le problème pratique consistant à savoir ce que l’on doit faire, aujourd’hui, d’un pluralisme qui ne se réduit pas à des formes de vie plus ou moins folklorisées, mais qui est constitué de désaccords très importants sur ce qu’est et devrait être l’UE.

De la diversité européenne au pluralisme de l’Union

Il y a de la diversité en Europe ; c’est là un fait incontournable. Mais ce fait prend différentes formes qui ne concernent pas toutes, au même titre, le défi européen d’une union politique.

Comme dans n’importe quelle entité garantissant l’exercice des libertés fondamentales, notamment d’opinion et de conscience, l’UE rassemble des individus et des groupes qui répondent de manière divergente aux questions ultimes sur le sens de l’existence humaine, sur ce qui fait qu’une vie est réussie et vaut la peine d’être vécue. Il en ressort une pluralité de convictions et de doctrines, dont seul un usage tyrannique du pouvoir pourrait prétendre venir à bout. C’est la conviction sous-tendant l’article 1bis du Traité de Lisbonne, où un lien est établi entre, d’une part, « les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’État de droit » et, d’autre part, le fait que les États membres évoluent « dans une société caractérisée par le pluralisme » et « la tolérance ».

Une autre façon d’envisager le fait pluraliste en Europe, à l’évidence la plus répandue, renvoie à la grande pluralité de communautés nationales ou subnationales, de pratiques ethnoculturelles, linguistiques ou religieuses, de traditions et de modes de vie. Autant d’identités collectives qui dessineraient ensemble le paysage multinational, multiculturel, multiconfessionnel et multilingue de l’Europe. C’est l’image que véhicule la plupart des célébrations officielles de la « diversité européenne », même si leurs limites se font sentir dès qu’il n’est plus question de valoriser la diversité culturelle des « nations membres » mais bien de contraindre celles-ci à lutter effectivement et efficacement contre les discriminations frappant leurs minorités internes – le cas des Roms ou des citoyens de confession musulmane constituant à cet égard des exemples particulièrement criants.

Ces deux manifestations de la diversité en Europe – l’une ayant trait aux convictions morales, l’autre aux identités culturelles – ne constituent, pour ainsi dire, qu’une « diversité de premier degré ». Elles n’épuisent aucunement la question du pluralisme de l’UE, dont la teneur est éminemment politique, pas plus qu’elle ne permet d’en saisir la « profondeur » caractéristique. Ce qu’il manque, dans ces deux compréhensions de la « diversité européenne », c’est la prise en compte des désaccords sur le sens – aussi bien la signification que l’orientation – du projet politique européen.

On peut en effet diagnostiquer, au sujet de l’UE, l’existence d’une « diversité de second degré », que le philosophe canadien Charles Taylor qualifie également de « profonde » pour indiquer qu’elle touche aux « modes d’appartenance » à la communauté politique ainsi qu’aux façons, différentes mais également dignes de considération, de concevoir sa raison d’être et ses finalités. C’est dire que les bases de l’union politique font l’objet de vives oppositions et – à suivre Taylor [Rapprocher les solitudes. Écrits sur le fédéralisme et le nationalisme au Canada, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 1992, p. 148] – c’est paradoxalement dans cette « lutte loyale entre les différentes tendances qui aspirent à déterminer les buts de la communauté » que les citoyens se découvrent un « terrain d’entente ». Et Taylor [p. 147] d’affirmer : « Ce qui fait l’unité, c’est ce sur quoi on se dispute, c’est le centre de la controverse. » Transposé au cas européen, ce diagnostic se laisse illustrer par ce qu’il convient d’appeler le « pluralisme de l’Union », lequel est fait de désaccords, de clivages et d’antagonismes sur ce qui nous lie, individuellement et collectivement, dans la poursuite commune d’un projet d’union politique. Qu’il s’agisse des débats publics suscités par le processus de constitutionnalisation de l’Union depuis le Traité de Maastricht jusqu’au Traité de Lisbonne, des débats d’idées sur l’intégration européenne [cf. K. Nicolaïdis et J. Lacroix (eds.), European Stories: Intellectual Debates on Europe in National Contexts, Oxford, Oxford University Press, 2010] ou des controverses sur l’action publique des institutions européennes depuis 2008, ce qui s’en dégage, ce sont les représentations divergentes et les attentes contrastées que les citoyens et les peuples nourrissent au sujet de ce qu’est et devrait être l’UE, à propos de ses desseins politiques et des moyens adéquats pour les réaliser. Et il n’est pas jusqu’aux « vecteurs de légitimité » qui ne soient touchés par de tels conflits, ce qui ferait d’ailleurs de l’UE un « laboratoire » si intéressant [C. Lord et P. Magnette, « E Pluribus Unum? Creative Disagreement about Legitimacy in the EU », Journal of Common Market Studies, 42/1, 2004, p. 199].

Le pari politique d’une Union « post-unanimiste »

Le diagnostic posé au nom de la « diversité profonde » fait signe vers une vie démocratique « post-unanimiste » [Taylor, p. 148], conformément à l’impossibilité constatée de s’en remettre à une « présomption d’unanimité » pour déterminer ce qui rassemble politiquement les citoyens, et ce qui est susceptible de motiver leur allégeance aux institutions publiques. Contrairement au schéma de « la diversité dans l’unité », l’option d’un « post-unanimisme » a ceci de notable qu’elle évite de dépolitiser tant l’unité européenne que la diversité européenne. Elle conduit à prendre acte de l’existence de désaccords sur le projet européen qui, tout aussi « raisonnables » soient-ils, n’en sont pas moins très profonds. Plus encore, cette option incite à prendre au sérieux le défi pratique émanant d’une lecture non superficielle de la devise européenne : au lieu de chercher à faire entrer la diversité morale et culturelle de l’Europe dans une unité identitaire aussi dense que possible, il s’agit de faire droit au pluralisme de l’UE en mobilisant le dissensus aux fins d’une justification publique de l’union politique des citoyens, peuples et États européens.

Par où l’on voit, qu’au-delà du défi pratique, c’est un véritable pari politique auquel nous engage la devise européenne, ainsi comprise. Car il faut alors se demander s’il est envisageable de développer des processus d’accord politique sur les règles, normes et finalités de base d’une juste association, non pas en dépit mais à partir des désaccords sur le sens du projet européen. Peut-on – et si oui, comment – mettre en place une confrontation publiquement régulée entre les visions multiples et discordantes de l’Union, sans que cela ne vienne fragmenter ou mettre en péril davantage encore l’ensemble européen ? Ce scénario processuel et confrontationnel pourrait certes se prévaloir de plusieurs atouts : d’abord, agir comme une motivation à participer à la vie politique de l’UE et à sa légitimation démocratique ; ensuite, activer une « raison publique » et initier une « pédagogie civique » européenne [J.-M. Ferry, « Dix thèses sur “La question de l’État européen” », Droit et société, n° 53, 2003, p. 20] ; enfin, contrer un certain « déterminisme constitutionnel » [Lord et Magnette, p. 198], non sans manifester « une marque de maturité des institutions européennes » consistant à « substituer à leur approche technocratique un style plus politique et confrontationnel » [N. Brack et O. Costa, « Beyond the Pro/Anti-Europe Divide: Diverging Views of Europe within EU institutions », Journal of European Integration, 34/2, 2012, p. 101-11].

À présent, le pari politique d’une Union « post-unanimiste » peut paraître hautement risqué. Quand bien même on parviendrait à garantir les conditions d’une confrontation véritablement transnationale et d’une traduction des positions exprimées en langage strictement politique (et non pas moral ou culturel), la question de savoir comment maintenir les désaccords dans les limites du « publiquement raisonnable » reste préoccupante. À cet égard, on ne saurait occulter la nature des revendications disséminées par les mouvements et partis populistes à travers l’UE, ni négliger la radicalité de leurs critiques à l’égard non seulement d’une intégration politique de l’Europe mais aussi des idéaux modernes dont elle se revendique. Est-ce à dire qu’il faille rester sourd au pluralisme de l’UE ? Ce serait, à coup sûr, contre-productif. Et c’est précisément au moment où le malaise européen semble le plus vif qu’il semble difficile de remettre à plus tard le défi – assurément complexe, sinon périlleux – consistant à répondre au besoin d’une union dans la diversité.

Janie PELABAY

Pour citer cet article : http://bullesdesavoir.com/2014/05/11/prendre-au-serieux-lidee-dune-europe-unie-dans-la-diversite/ © Bulles de Savoir

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Commentaires

  1. Votre analyse fouillée est de la plus grande importance. Elle met justement l’accent sur la grande diversité des peuples et des projets des pays membres de l’Union.
    Malgré tout, ne pourrait-on pas s’inspirer de l’exemple des pères fondateurs de l’Union des Etats d’Amérique du Nord qui ont débattu avec brio et profondeur des modalités de cette union qui n’allait pas de soi, elle non plus.
    Pour résumer, le clivage est entre une union fédérale et une union confédérale avec toutes les nuances qui s’imposent. On voit bien que les débats actuels touchent sans le dire explicitement à ces deux points : D’un côté une Union des nations, hostile à toute puissance supranationale, de l’autre des partisans d’une renonciation progressive par les Etats de leurs prérogatives régaliennes: monnaie, finances, économie, défense, police. Contrairement à ce qui est exprimé superficiellement, le fédéralisme ne tue pas les Etats, mais renforce les pouvoirs locaux. (Voir les Etats à structure fortement ou moins fortement fédérale, Etats-Unis d’Amérique du Nord, Brésil, Inde, Royaume-Uni, Allemagne fédérale…)
    Ne pensez-vous pas que les débats publics devraient s’orienter dans une direction capable de mobiliser ceux qui seront appelés à décider en dernier ressort ?

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