Robespierre face à ses juges, 220 ans après. Première partie : « Dites-nous simplement, qui est Robespierre ? »

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L’année 2014 est marquée par les célébrations centenaires du début de la Première Guerre mondiale qui a ensanglanté l’Europe. Le mois de juillet a été particulièrement propice à la commémoration : le 31 juillet, le président de la République François Hollande a déposé – discrètement – une gerbe au café du Croissant à Paris en rendant hommage à Jean Jaurès, assassiné 100 ans plus tôt par un nationaliste extrémiste ; dans les médias fleurissaient les témoignages favorables à la mémoire du « premier des socialistes ». Trois jours plus tôt, le 28 juillet, un homme n’obtenait pas le même concert de louanges le jour de l’anniversaire de sa mort 220 ans plus tôt : au secours, Robespierre revient ! Il est significatif de distinguer le traitement mémoriel très disparate entre deux hommes, Jaurès et Robespierre, pourtant parmi les hommes politiques les plus célèbres de l’Histoire de France. L’affaire est entendue : Jean Jaurès incarne la justice, le courage politique, le réformisme social – on en oublierait presque que le leader de la SFIO a appelé plus d’une fois à dépasser le capitalisme… –, l’humaniste ; Robespierre, le fanatique, le tyran, le sanguinaire, l’« incarnation de la Terreur ». Toutefois, nombre de personnes ignorent que Jean Jaurès, normalien en 1878, agrégé de philosophie en 1881 et grand passionné d’histoire, a publié un ouvrage magnifique et juste de précision, d’analyse et de nuance, Histoire socialiste de la Révolution française, où il déclare : « sous le soleil de juin 1793 qui échauffe votre âpre bataille, je suis avec Robespierre et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. Oui, je suis avec lui, parce qu’il a, à ce moment, toute l’ampleur de la Révolution. »(cette citation est notamment reprise dans l’article de Jean-Numa Ducange et Pascal Dupuy, « Historiographie et postérité : « Par pitié, dites-nous simplement : quel fut Robespierre » (March Bloch) », in Michel Biard et Philippe Bourdin (dir.), Robespierre. Portraits croisés, Armand Colin, 2012, p. 235)

Comment expliquer cette position de Jaurès sur un « tyran » autant déconsidéré depuis son exécution le 10 Thermidor an II ? Difficile de qualifier Jaurès de fanatique ou sanguinaire du fait de son parcours politique et personnel ! Restent donc comme options : la mauvaise foi du leader socialiste, son aveuglement, son manque de connaissances sur l’« Incorruptible »… ou au contraire la nécessité de réviser le portrait généralement brossé de celui qui fut l’un des acteurs majeurs des cinq premières années de la Révolution française. Dans le fond, il faut tenter de résoudre le problème posé par Marc Bloch : « Robespierristes, antirobespierristes, nous vous crions grâce ; par pitié, dites-nous simplement : quel fut Robespierre ? » (Apologie de l’histoire ou métier de l’historien, 1949, p. 81) Simplement ? Tâche délicate, mais non inatteignable, à laquelle cet article s’essaiera, non sans rappeler la complexité de l’homme qui, d’après Mirabeau, « cro[yait] tout ce qu’il di[sait] ». Le présent article conduira une réflexion en trois temps : la première partie, après un rappel de la vision généralement accolée à Robespierre, sera consacré aux grandes principes ayant guidé l’action publique de ce dernier ; la deuxième partie évoquera l’action de Robespierre une fois arrivé au pouvoir, tout en rappelant le fonctionnement des institutions révolutionnaires et en insistant sur la question de la « Terreur », au cœur des passions et débats historiographiques depuis plus de deux siècles ; enfin, le dernier temps de l’article analysera l’instrumentalisation de « l’Incorruptible » et, par là-même, de la Révolution dans les débats politiques, mais aussi les mécanismes de transmission de la « légende noire » forgée par les « Thermidoriens ».

Les raisons d’un article : Robespierre jugé d’avance !

Professeur d’histoire préparant aux concours des Instituts d’études politiques (IEP), je m’appuie sur la Révolution française pour illustrer l’un des moyens de trouver un paradoxe à même de dégager une problématique pertinente pour une dissertation. En effet, l’un des moyens les plus efficaces est de partir d’un cliché et de démontrer que celui-ci est sacrément nuancé, voire complètement à renverser. La Révolution française se prête à merveille à cet exercice, tant des générations entières d’élèves ayant étudié cette période dans le primaire et le secondaire sont abreuvées de clichés sur cette période de l’histoire de France – le plus grave étant la perpétuation éventuelle de cette image dans l’enseignement supérieur… Ainsi, à la question posée des dizaines de fois à des classes composées d’élèves issus d’établissements divers et variés de France, « Citez-moi un révolutionnaire français très célèbre », ai-je droit à la réponse suivante : « Robespierre ». Puis survient la deuxième question « Associez-moi Robespierre à des mots pour le caractériser », toutes les réponses sont unanimes : « Terreur » et « guillotine » (sans oublier le terme « dictateur », moins cité cependant). Cette anecdote, qui prêterait à sourire s’il ne s’agissait que de questions posées à de petits enfants découvrant l’histoire, souligne de manière extrêmement grave non seulement l’absence de regard critique de la part des élèves (et par là-même, visiblement, d’un certain nombre de collègues…), mais davantage la responsabilité immense de l’Education nationale dans la transmission d’une vision binaire de la Révolution française et des révolutionnaires, une vision caricaturale ne tenant pas compte des travaux historiographiques réalisés ces vingt-trente dernières années.

La consultation des manuels scolaires publiés depuis 2008 obéit malheureusement à cette logique. Sans fournir une liste exhaustive des poncifs et autres inexactitudes, voici un petit échantillon des horreurs factuelles que l’on peut y retrouver :

  1. Dans le manuel d’histoire de seconde de la collection Le Quintrec, publié aux éditions Nathan en 2010, il est écrit à la page 263 : « Le 27 juillet 1794, les députés, désirant la fin de la Terreur, décrètent l’arrestation de Robespierre et de ses amis. Ceux-ci se réfugient à l’Hôtel de Ville de Paris. La Convention envoie alors des soldats s’emparer d’eux. Robespierre est blessé. Arrêtés et jugés, les robespierristes sont guillotinés le lendemain. » JAMAIS Robespierre n’a été jugé ! Et ce pour une raison très simple : il a été déclaré hors-la-loi après un vote de la Convention constatant que, les prisons parisiennes ayant refusé d’accueillir Robespierre et ses fidèles, il existait un risque potentiel – que Robespierre ne mit jamais en application, mais y a-t-il même songé ? – d’insurrection de la part de la Commune de Paris qui attendait un ordre de l’Hôtel de ville où s’étaient réfugiés les robespierristes. Un tel passage est d’autant plus inquiétant que le bulletin officiel spécial n°4 du 29 avril 2010 concernant le programme d’histoire déclare, au sujet de la Révolution, la nécessité de « met[tre] l’accent sur quelques journées significatives » (notons que l’idée même de considérer le 9 Thermidor comme une « journée significative » de la Révolution française est aujourd’hui nettement remise en cause, comme le signale le tome 9 de L’Histoire de France publiée aux éditions Belin : « Les travaux de l’historienne Françoise Brunel ont montré que, s’il n’y avait le nombre élevé des exécutions, Thermidor serait non une rupture, mais presque un non-évènement inscrit entre deux évènements nettement plus importants » (Michel Biard, Philippe Bourdin, Silvia Marzagalli, Révolution, Consulat, Empire, 1789-1815, 2010, p. 124)).

  1. Le même manuel signale trois pages avant, pour compléter la forfaiture factuelle : « Inquiets et jugeant que les victoires rendent la Terreur inutile, les députés modérés font arrêter Robespierre le 9 thermidor de l’an II (27 juillet 1794). » Mais là encore : « Contrairement à une idée reçue transmise par l’historiographie, Thermidor n’est donc pas l’œuvre de la Plaine [NDLR : les fameux « députés modérés »…], mais bien le moment où éclatent les contradictions internes d’un groupe montagnard hétérogène, contradictions exacerbées au printemps par l’élimination des « factions » et aggravées par les dissensions croissantes au sein du Comité de salut public » (Ibid, p. 126).

  1. Dans le manuel d’histoire de seconde de la collection Lambin publié en 2010 aux éditions Hachette supérieur, on peut lire à la page 284 : « Robespierre est attaqué sur sa gauche par les « Enragés » (Hébert et les sans-culottes) qui veulent encore accentuer la Terreur, et sur sa droite par les « Indulgents » (Danton) qui souhaitent y mettre fin. Robespierre fait guillotiner les uns, puis les autres (mars-avril 1794) puis exerce une véritable dictature personnelle. » Outre l’extraordinaire confusion mentale opérée par l’expression « Robespierre fait guillotiner » (à la fois seul responsable de la décision et bourreau exécutant !), surgit ici le mythe du Robespierre « dictateur », un « tyran » assimilé même au « nouveau Christ » par Châteaubriand (Mémoires d’Outre-tombe, 1848, p. 1242) qui entretient ainsi l’idée du pouvoir absolu d’un seul homme. Pourtant, comme le souligne simplement et logiquement Guillaume Mazeau en s’appuyant sur l’ouvrage Robespierre. La probité révoltante, de Cécile Obligi : « si Robespierre avait été le dictateur surpuissant que l’on décrit si souvent, serait-il tombé si facilement, sans armes ni violence ? » (« Robespierre dictateur ? », in Michel Biard et Philippe Bourdin, op. cit., p. 181)

Source : extrait du manuel d’histoire de seconde, édition Nathan, collection Le Quintrec, p. 263.

Source : extrait du manuel d’histoire de seconde, édition Nathan, collection Le Quintrec, p. 263.

Ces trois exemples significatifs, épousant tous les clichés développés dès avant la chute de « l’Incorruptible », symbolisent un enseignement parcellaire et, pour tout dire, désastreux de la Révolution française dans l’enseignement secondaire. Pourtant, nombreux sont les historiens, philosophes ou autres hommes politiques à avoir démontré un visage bien plus nuancé et, à vrai dire, humain de Robespierre. Sans tomber dans l’hagiographie évoquée par Ernest Hamel dans son Histoire de Robespierre, il convient de réaffirmer les conclusions objectives et critiques sur le parcours politique du « tyran ».

Quelques rappels sur la vie et les idées de Robespierre

Le présent article n’a pas vocation à détailler de manière exhaustive le parcours de Robespierre. Cet Artois mène de brillantes études au collège Louis-le-Grand – où il rencontre son meilleur ami, Camille Desmoulins – et devient avocat. Férule de Jean-Jacques Rousseau qui l’inspire sur le plan de la conception de la cité démocratique, il se distingue de ses pairs dès avant la chute de la Bastille par ses prises de positions contre les inégalités et l’injustice. En 1788, candidat comme député du tiers-état d’Arras pour les états généraux qui doivent être réunis à Versailles le 5 mai 1789, il déclare : « La plus grande partie des hommes qui habitent nos villes et nos campagnes sont abaissés par l’indigence à ce dernier degré de l’avilissement où l’homme absorbé tout entier par les soins qu’exige la conservation de son existence est incapable de réfléchir sur les causes de ses malheurs et de connaître les droits que la nature lui a donnés. » (citation évoquée par Henri Guillemin dans une conférence donnée en 1970, et reprise par Jean-Pierre Jessenne, « Robespierre, au défi de l’égalité et des politiques sociales », ibid, p. 145) Une telle déclaration en plein Ancien Régime fait l’effet d’un véritable coup de tonnerre en démontrant les principales préoccupations de Robespierre : la lutte contre la pauvreté, la défense des droits naturels de l’homme, le souci de compréhension du monde par une éducation nécessairement ambitieuse et critique. Robespierre ne perdra jamais de vue ces combats, s’engageant dans un long combat en faveur de l’égalité et au service d’un « homme nouveau », celui des droits de l’homme éclairé par la raison et les Lumières. Notons avec délectation que l’expression « homme nouveau » sied parfaitement aux thuriféraires adversaires de l’« Incorruptible », ayant cru voir en lui la matrice des totalitarismes du XXe siècle dans le sillage de l’historiographie libérale avec à sa tête François Furet, qui ne se prive pas de revendiquer son héritage intellectuel : « C’est ici que je rencontre Tocqueville et que je mesure son génie. […] Voilà pourquoi L’Ancien Régime et la Révolution reste à mes yeux le livre capital de toute l’historiographie révolutionnaire. » (Penser la Révolution française, 1978, p. 32, 35)

C’est que, par son action et sa position centrale au sein du processus révolutionnaire, en particulier en tant que membre du Comité du salut public du 27 juillet 1793 au… 27 juillet 1794, Robespierre a dû manœuvrer dans un contexte extrêmement difficile afin de faire valoir, toujours légalement (insistons sur cet aspect central dans la pensée robespierriste), ses idées et conceptions du monde nouveau qui surgit : guerre contre les monarchies absolues étrangères, doublée à partir de 1793 d’une véritable guerre civile contre les nostalgiques de l’Ancien Régime mobilisant des masses croyantes, affrontement politique avec les « Girondins » puis les « factions » montagnardes, tensions au sein du Comité de salut public et avec de nombreux membres du Comité de sûreté générale, difficultés économiques croissantes…

Robespierre s’est signalé durant sa vie par des centaines de discours sur des sujets très variés. Impossible de tous les évoquer, mais signalons ses principales prises de position dans la continuité de son discours prononcé en 1788 (une analyse stimulante et succincte, facilement accessible et clairement engagée, est proposée par Alexis Corbière et Laurent Maffeïs, Robespierre, reviens ! [NDLR : décidément, « FOG » est une inépuisable source d’inspiration !], 2012, 126 p) :

  • La défense des plus pauvres et des indigents : déjà présente avant 1789, cette position se renforce à mesure que le processus révolutionnaire avance. En décembre 1792, Robespierre déclare ainsi à la Convention nationale : « La première loi sociale est donc celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d’exister; toutes les autres sont subordonnées à celle-là ; la propriété n’a été instituée ou garantie que pour la cimenter ; c’est pour vivre d’abord que l’on a des propriétés. […] Toute spéculation mercantile que je fais aux dépens de la vie de mon semblable n’est point un trafic, c’est un brigandage et un fratricide […] ». Précisions néanmoins qu’il n’a jamais contesté l’existence même de la propriété privée et que, de ce point de vue, il sera l’objet de vives critiques de la part de Gracchus Babeuf, l’un des rédacteurs du Manifeste des Egaux, véritable précurseur de la « propriété commune ».

  • L’égalité civile pour tous les citoyens : inscrite dans la défense des droits de l’homme, ce principe pousse Robespierre à réclamer : « l’accès des juifs et des non catholiques aux droits civils et civiques » en décembre 1789 ; « l’égalité des droits des enfants légitimes et des enfants naturels » ; ou l’égalité juridique et civique pour les « hommes de couleur », prélude à l’abolition de l’esclavage en février 1794 (Ibid, p. 41).

  • L’ardent partisan de la souveraineté populaire, qui lui fait dire en octobre 1789, lors du départ de la famille royale de Versailles pour les Tuileries : « aucune puissance ne peut s’élever au-dessus de celle du peuple. » Ses convictions inspirent l’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui est inscrite en préambule de la Constitution du 24 juin 1793, selon lequel : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

  • La défense des libertés publiques, qui se traduit par des discours en faveur d’une totale liberté de la presse en mai 1791, d’une totale liberté de réunion et d’association en juillet 1791, et enfin par la volonté d’abroger la loi Le Chapelier en juin 1793.

  • La tolérance religieuse : Robespierre a souvent été dépeint comme le grand pontife en charge de la promotion du culte de l’Être suprême, dont la célébration le 8 juin 1794 est passée dans la postérité comme l’apogée du pouvoir absolu du « dictateur »… Dans son esprit, il s’agit de fonder une morale civique, mais sans éradiquer les religions existantes : adversaire résolu des prêtres qui « sont à la morale ce que les charlatans sont à la médecine » et du fanatisme religieux, il s’oppose aussi au courant athéiste qui pratique une déchristianisation extrémiste sous l’impulsion de Jacques-René Hébert, le chef de la faction des « Exagérés », à partir de l’automne 1793.

  • L’abolition de la peine de mort : aussi paradoxal que cela puisse paraître, Robespierre est l’un des premiers hommes politiques à avoir demandé publiquement l’abolition de la peine de mort dans un discours du 30 mai 1791 où il déclare : « Le législateur qui préfère la mort et les peines atroces aux moyens plus doux qui sont en son pouvoir, outrage la délicatesse publique, émousse le sentiment moral chez le peuple qu’il gouverne, semblable à un précepteur mal habile qui, par le fréquent usage des châtiments cruels, abrutit et dégrade l’âme de son élève ; enfin, il use et affaiblit les ressorts du gouvernement, en voulant les tendre avec trop de force. » En réalité, cette position n’est nullement incompatible avec la politique conduite par le Comité de salut public auquel il appartient : la patrie ayant été déclarée « en danger » par le député « girondin » Pierre Vergniaud en juillet 1792 et la république étant attaquée de toutes parts, des « mesures exceptionnelles » s’imposent contre les « ennemis de la liberté ».

  • Enfin, transition toute trouvée avec le propos précédent, précisons que Robespierre a été un adversaire de la guerre ! En janvier 1792, dans un débat l’opposant à Jacques-Pierre Brissot au club des Jacobins sur l’opportunité d’engager la guerre contre les monarchies absolues d’Europe – où sont réfugiés les contre-révolutionnaires français – horrifiées par la Révolution, il déclare : « La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique, est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger, pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de les repousser comme des ennemis ». Pour lui, non seulement il ne sera pas possible de diffuser les idéaux de liberté et d’égalité par la force – ce qui devrait d’ailleurs inspirer davantage un certain nombre de dirigeants aujourd’hui… –, mais mener une guerre pourrait aboutir à la défaite de la France et, dès lors, permettre à Louis XVI, encore chef de l’exécutif selon la constitution promulguée en septembre 1791, d’écraser la révolution qu’il n’a jamais sincèrement acceptée. Une fois nommé au Comité de salut public, Robespierre doit toutefois composer avec cette réalité dans l’exercice des fonctions, et tenir compte de l’opinion des autres membres du Comité.

Toutes ces positions contrastent singulièrement avec l’image de « tyran » accolée à la figure de l’« Incorruptible » ! Mais, pourra-t-on alors rétorquer, les convictions et les discours sont une chose, les actes en sont une autre ! C’est pourquoi la deuxième partie de l’article s’attachera à analyser l’action de Robespierre une fois arrivé au pouvoir, tout en rappelant le fonctionnement des institutions révolutionnaires et en insistant sur la question centrale de la « Terreur », au cœur des passions et débats historiographiques depuis plus de deux siècles.

Fadi KASSEM

Pour citer cet article : http://bullesdesavoir.com/2014/09/12/robespierre-face-a-ses-juges-220-ans-apres-premiere-partie-dites-nous-simplement-qui-est-robespierre-2/ © Bulles de Savoir

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